Renseignements techniques

L'ardoise est authentique, naturelle, moderne et résistante.

Une exploitation peu consommatrice d'énergie
À l'exception de l'extraction des blocs bruts, la production d'ardoises est encore majoritairement réalisée à la main. Au contraire d'autres matériaux de couverture, aucun traitement thermique n'est nécessaire. Les plaques d'ardoise sont transformées uniquement à l'aide de procédés mécaniques. La consommation moyenne d'énergie par m² d'ardoise de couverture est bien en-dessous des 3 kW/h, elle est donc extrêmement respectueuse de l'environnement et protège les réserves énergétiques existantes de notre planète.

Ardoise

L’ardoise convient particulièrement aux aménagements de sols ou de murs aussi bien en extérieur qu'en intérieur grâce à la grande diversité de ses coloris, et des différentes variétés de finition, comme par exemple délitée, brossée ou polie.

Une bonne ardoise est totalement insensible aux agressions atmosphériques et chimiques de toutes sortes. Elle génère une chaleur idéale. L'ardoise est facile à nettoyer, particulièrement résistante et possède une grande longévité. Elle est soumise uniquement à son effritement naturel pendant les 80 à 120 années de sa vie.

Durant le dévonien, il y a 400 millions d'années, l'ardoise fut formée suite au plissement montagneux à partir des couches d'argile des sédiments marins. C'est à ces forces de pression latérale du processus de plissement que les masses argileuses ont acquis leur caractère étroit typique de l'ardoise.

Ardoise ciment

L’ardoise ciment est fabriquée en usine et est généralement constituée de ciment Portland, de fibres de renfort organiques et de pigments. Certaines autres ardoises sont fabriquées à partir de résines synthétiques. On peut y faire l’ajout de produits anti-mousse qui assurent que les ardoises conserveront leur bel aspect.

Les ardoises ciment sont faciles à mettre en œuvre étant donné qu’il n’y a pas de variation dans les couleurs, les dimensions et leur épaisseur. Avantage : aucun tri à faire sur le chantier.

Les toitures en ardoise

L'ardoise est une pierre schisteuse qui résiste très bien aux éléments. En effet, elle est non poreuse et donc non sensible au gel, inaltérable aux agents atmosphériques (acides des fumées, sel marin, etc.) et incombustible.

De formes différentes selon les pays et les traditions régionales, l'étanchéité est obtenue avec le recouvrement des plaques les unes par-dessus les autres. De couleur rouge, bleue, verte, grise ou noire selon les gisements, on la trouve particulièrement en Pays de Loire, en Bretagne, dans les Ardennes et en région parisienne où elle est une alternative au zinc car elle peut se poser sur des toits très pentus, voire verticaux.

Son usage en couverture remonte au 12ème siècle.

Plus on avance dans le temps et plus l'épaisseur de l'ardoise a diminué. Aujourd'hui, sur la plupart des maisons neuves contemporaines, on installe une ardoise de 2,7 mm d'épaisseur.

Enfin, une pose en ardoise n'est pas une opération de bricolage. Il faut faire appel à des couvreurs qui en maîtrisent parfaitement les techniques de pose, qu'elle soit au crochet (l'ardoise repose sur un crochet) ou cloutée (l'ardoise est fixée avec un voire deux clous).



A télécharger "Guide de mise en oeuvre Cupa"

 

LES OUVERTURES DE TOIT

 

Les ouvertures de toit sont nombreuses et variées. Que ce soit pour des raisons techniques ou architecturales, elles ont évolué avec le temps et peuvent différer suivant les régions. Les fonctions principales de ces ouvertures sont la ventilation et l’éclairement des pièces situées sous les combles, gages d’une bonne qualité de vie.

 

De la petite chatière destinée à aérer la charpente à la majestueuse lucarne à pignon, dont le rôle esthétique est aussi important que ses fonctions premières, le choix est vaste, sans oublier les fenêtres de toit qui, technologie aidant, se multiplient sur les toits et offrent dans le même temps un confort d’utilisation accru.

 

LA CHARPENTE

Embellir sa maison, la rendre plus sûre, plus saine, plus longtemps... et si la première étape consistait à s’intéresser à la charpente. Parce qu’une nouvelle toiture donne du charme et de la valeur à votre maison. Petit tour d’horizon de la construction... vous avez la permission d’entrer... ! Bienvenue chez vous ! Au-delà de participer à la stabilité de l’ensemble de la construction, la charpente permet de soutenir précisément les éléments de couverture de la toiture. Elle détermine ainsi la pente et le volume de cette dernière.

 

Avant toute chose, il est important de distinguer les 2 types de charpente :

La charpente traditionnelle

La charpente industrialisée que l’on rencontre le plus souvent dans les constructions modernes est constituée de "fermettes" en bois préfabriquées en usine.
Ce sont ainsi des fiches triangulées en forme de M ou W qui assurent leur robustesse et permettent de supporter les charges de la toiture. Mais cet enchevêtrement de croisillons créé par les fiches rend les combles plus difficilement aménageables.
La recherche de standardisation des élément induit des formes et des esthétiques de toiture plus classiques.

ECRANS DE SOUS-TOITURE

Aujourd’hui, en construction comme en rénovation, les professionnels vous proposeront souvent d’accroître la protection de votre toiture en insérant un écran de sous toiture. L’écran de sous toiture se présente sous la forme d’un film (bitumineux, synthétique, hautement perméable à la vapeur d’eau ou réfléchissant) inséré sous les liteaux.

Les écrans de sous-toiture

Les écrans de sous-toiture, s’ils ne sont pas rendus obligatoires par les règles de la construction, s’avèrent néanmoins des éléments importants à plusieurs niveaux :

  • meilleure ventilation de la toiture
  • amélioration de la perméance thermique des isolants (réduction de la perméabilité à l'air grâce à la pose directe sur l’isolant d’écrans HPV)
  • limitation du soulèvement des éléments de couverture discontinus sous l'effet du vent (réduction des phénomènes de pression/dépression subis par la toiture lors de tempêtes)
  • réalisation de pentes minimales de couverture plus faibles
  • protection des locaux sous-jacents contre la pénétration de neige poudreuse (récupération de la neige et évacuation des eaux de fonte vers l'égout)
  • centralisation à l'égout des infiltrations d'eau accidentelles (concomitance exceptionnelle vent-pluie; rupture ou déplacement d’un élément de couverture condensation éventuelle sur la sous-face du matériau de couverture)
  • protection contre les pénétrations de poussières, sables et pollens
  • réduction des risques d'entrée d'animaux dans les combles.

 

QUATRE GRANDES FAMILLES

Ils se répartissent aujourd’hui en quatre grandes familles :

  • Les feuilles bitumées sont les écrans les plus anciens et sont encore fortement utilisés. Etanches à l’eau, plus lourds que les autres écrans de sous-toiture, ils offrent une meilleure résistance au vent.
  • Les films synthétiques micro-perforés sont plus légers que les bitumés. Proposés en version opaque ou transparente, ils sont rapides à mettre en œuvre. Ils nécessitent néanmoins une bonne ventilation de sous-face des tuiles et de l’écran, car peu perméables à la vapeur d’eau.
  • Les écrans hautement perméables à la vapeur d’eau (HPV) constituent la génération la plus récente d’écrans de sous-toiture pouvant être posés directement sur l’isolant . Ils sont qualifiés de respirant car perméables à la vapeur d’eau et adaptés à tous les types de toit.
  • Les écrans réfléchissants : il s’agit d’une barrière radiante, bitumée ou respirante, capable de réfléchir une grande partie des rayonnements infra-rouge (chaleur) qui lui parviennent (depuis l'extérieur comme de l'intérieur) et de les concentrer, dans la lame d'air qui lui fait face. Cette barrière radiante contribue ainsi, bien mieux qu'un simple écran de sous-toiture, à améliorer le confort thermique des pièces situées sous les combles. Elle peut aussi, selon sa composition, compléter une isolation thermique en place, dans le cadre de la rénovation d'une couverture.